Les principales méthodes
Un évaluateur croise généralement plusieurs approches pour aboutir à une fourchette cohérente.
- Le multiple de rentabilité : on applique à l’excédent brut d’exploitation (EBE) ou au résultat d’exploitation un multiple propre au secteur et à la taille de l’entreprise
- L’approche patrimoniale : on part des capitaux propres, réévalués pour tenir compte de la valeur réelle des actifs (immobilier, fonds, stocks)
- Les comparables : on s’appuie sur des transactions récentes d’entreprises similaires
- L’actualisation des flux de trésorerie : on estime les flux futurs et on les ramène à leur valeur d’aujourd’hui, méthode plus adaptée aux entreprises en croissance
De la valeur d’entreprise au prix des titres
La valeur calculée à partir de la rentabilité est une valeur de l’activité. Pour obtenir le prix des titres, on déduit la dette financière nette et on tient compte de la trésorerie excédentaire. Deux entreprises aussi rentables l’une que l’autre n’auront donc pas le même prix si l’une est endettée et l’autre dispose d’une trésorerie abondante.
Ce qui fait vraiment varier la valeur
Au-delà des chiffres, un acquéreur paie pour la pérennité. Une clientèle diversifiée, une équipe capable de fonctionner sans le dirigeant, des contrats récurrents et des comptes clairs augmentent la valeur. À l’inverse, la dépendance à un client ou au dirigeant la réduit fortement.
Surtout, la valeur dépend de l’acquéreur : un groupe pour qui votre entreprise apporte une clientèle, une implantation ou un savoir-faire peut justifier un prix supérieur. C’est tout l’intérêt de chercher largement les bons acquéreurs.
Vous préparez la cession de votre entreprise ?
Quinze minutes pour une première lecture de la valeur de votre entreprise et des acquéreurs qui pourraient s’y intéresser.
Questions fréquentes
Combien vaut une PME ?
Le plus souvent, entre quelques fois et une dizaine de fois son EBE retraité selon le secteur, la taille et la qualité de l’entreprise, dette nette déduite. Seule une analyse précise permet d’avancer une fourchette défendable.
Faut-il faire valoriser son entreprise avant de chercher un acquéreur ?
Oui. Une valorisation argumentée évite de décourager les acquéreurs avec un prix irréaliste, ou au contraire de brader l’entreprise. Elle est incluse dans nos frais de préparation.
Informations générales à jour en septembre 2026, qui ne remplacent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé.
